mercredi 25 mars 2009

Je me sens de nouveau plein de courage. Oui je suis confiante, il va se passer quelque chose. Peut-être c'est le soleil de ces derniers jours qui me redonne cette force, mais qu’importe la raison : ce qui compte c’est que je me sens de nouveau d’attaque !

Une lectrice du blog m'a proposé de lui louer son bateau qui est amarré en banlieue nord de Paris. Comme certains semblent croire que je ne veux pas y habiter par pure obstination, je me sens obligée d’expliquer pourquoi… En fait ce n’est pas à 15 minutes de la Gare du Nord mais plutôt à 40 ! J’ai calculé qu’il nous faudrait partir le matin vers 7h 40 pour être à l’heure à l’école, et encore je n’ai pas calculé le temps de marche… Je ne crois pas que tout ces trajets soient très sains pour les enfants.

Par ailleurs le bateau est tout petit, les enfants n'auraient pas eu d’espace de jeux dans leur chambre. Sans doute quand il fait beau c’est génial, on peut jouer dehors tout le temps mais par le froid et la pluie, rester enfermé dans un bateau…

J’étais malgré tout très contente à l’idée d’habiter sur l’eau, surtout avec les beaux jours, mais nous devons rester dans le 18ème au moins jusqu'à la fin d’année scolaire. Je pourrais éventuellement inscrire Jules dans une nouvelle école (même si je pense qu’arriver en fin d’année est difficile) mais jamais je ne trouverais une place en crèche pour quelques mois ! Orphée rentre en maternelle en septembre…

Je ne suis pas contre déménager pendant l’été, même si je préférerais rester dans le quartier. Construire un réseau autour de soi lorsque l’on arrive dans un nouveau lieu, ça prend du temps… Dans le 18ème on peut rendre visite à des amis sans prévenir, ou juste en passant un petit coup de fil. Il y a beaucoup d'entraide entre parents. Je sais que si jamais j’ai du retard le soir à l'école ou la crèche, j’appelle un parent et mes enfants sont en lieu sûr… Tout ça je ne le retrouverai pas ailleurs, du moins pas tout de suite…. Et pour le moment nous avons besoin de ça. Si un jour nous partons, c'est que nous l'aurons décidé vraiment.

Je viens de finir la lecture de « Suis-je encore vivante ? » de Grisélidis Réal. C’est le journal de cette femme (maman de quatre enfants) qui a passé sept mois en prison à Munich dans les années 60. Malgré la dureté de la vie en prison, elle reste d’un optimisme incroyable !
Après ce genre de lecture on relativise beaucoup avec notre propre vie. J’ai lu des billets me concernant sur certains blogs dont une qui marquait qu’elle relativisait la lenteur des travaux dans sa maison après avoir lu mon blog !… C’est sûr il y a toujours des situations bien pires que les nôtres, moi au moins je suis en liberté et avec mes enfants !

Mon contrat à l’université arrivait à sa fin le 2 mars. Jusqu’au dernier moment je ne savais pas s’ils allaient pouvoir me garder. Finalement ils m’ont repris sous un autre contrat, cette fois-ci en vacation à 80 %. J’ai aussi passé des oraux dans plusieurs universités à l’occasion de recrutement sans concours. Je suis sur liste complémentaire dans deux universités : Jussieu et l’université où je travaille (Paris Descartes). Dans cette dernière, je suis première sur la liste complémentaire, il y avait un seul poste et ça s’est joué de peu. Si un poste venait à se libérer dans l’année, je serais titularisée…. Je croise les doigts….

En attendant je passe le concours jeudi prochain. Je sais que ça va être difficile malgré la préparation que j’ai suivie car ce n’est pas facile d’étudier dans ces conditions.

vendredi 20 mars 2009

Je n’en peux plus et pourtant je sais que je ne dois pas flancher. Non, pas maintenant. Bientôt 15 mois de galères et il ne se passerait rien... non...
Une personne m’a laissé un message peu encourageant, me disant qu’il fallait que je renonce… et que les services sociaux pourraient me demander de leur confier mes enfants !...
Il ne manquerait plus que ça ! Non seulement je dois me débrouiller toute seule, et en plus ils pourraient me prendre mes enfants ! Je ne fais rien de mal, je lutte juste pour qu’enfin ma famille puisse avoir un logement. J’ai encore ma tête sur les épaules. Mes enfants vont très bien, ils sont parfaitement normaux et n’ont aucune déficience par rapport à leurs camarades. Ils sont extraordinaires car ils s’adaptent incroyablement ! Orphée a même laissé ses couches la journée, et il n’a que 2 ans et demi. Il ne l’aurait certainement pas fait si la vie qu’il menait le tracassait….Quand ils râlent c’est pour des choses tout à fait banales comme n’importe quels enfants de leurs âges.
C’est moi qui suis épuisée, mais quand je suis avec mes enfants j’utilise toutes mes forces pour qu’ils soient heureux. C’est quand je ne suis plus avec eux que parfois je m’effondre, que mes forces me lâchent… D’ailleurs quand nous rencontrons des personnes et qu’ils apprennent notre situation, ils tombent de haut comme on dit….Ils me disent souvent qu’ils ne pouvaient pas s’imaginer que l’on se trouve dans cette situation…
Et de ça je suis fière…

lundi 16 mars 2009

Lorsque les enfants sont rentrés de vacances nous n’avions nulle part où aller. J’ai dû solliciter de nouveau Emmanuelle pour que l’on puisse rester jusqu’au mercredi. J’étais très gênée et honteuse, je lui ai envoyé un texto et elle m’a répondu ceci : « Julie je ne peux te dire non. Rien que de vous imaginer tous les trois dehors me donne des frissons »…

Ensuite nous sommes allés chez Kamini. Lorsque l’on arrive dans un nouveau lieu on met toujours un peu de temps à s’adapter. Les enfants ont eu une ou deux nuits difficiles. Kamini a deux fils, Anton et Achille. Ils connaissent bien Jules et Orphée, et ils s’entendent très bien, ils étaient très excités de dormir ensemble. Ça leur arrivait de passer quelquefois le week-end ensemble mais c’est dans un esprit de fête. Tandis que là ils avaient école le lendemain. Ils savent bien que ce n’est pas une situation normale, donc c’est perturbant pour eux, et on peut dire que l’on n’a pas très bien dormi au début ! Les uns après les autres, ils se sont réveillés au milieu de la nuit ! Mais malgré le réveil difficile, on est arrivé à l’heure à l’école, et avec le sourire.

Nous avons cohabités seulement deux nuits avec Kamini et ses deux garçons. Ensuite les enfants sont partis chez leur papa, et Kamini nous a gentiment laissé son appartement pendant une semaine. Puis toute la petite famille est revenue vendredi, et c'est Florie qui nous a accueillis pour deux nuits.

Nous devions ensuite emménager pour une semaine chez une personne qui m’a contactée suite à mon dernier post. Ils partent une semaine en vacances. Son ami ne connaissait pas du tout notre histoire, il a été très étonné lorsqu’elle lui a annoncé qu’elle souhaitait nous prêter leur appartement ! Je le comprends, ça peut être gênant de laisser des inconnus entrer dans l'intimité de son foyer... On devait se voir tous les trois pour en parler, mais finalement la rencontre ne s’est pas faite, il était trop réfractaire, elle a préféré annuler. Elle était très ennuyée au téléphone, car elle aurait dû en parler d'abord avec son ami et être sûre de son accord avant de m’appeler.

En ce moment on est vraiment sur la corde, je n’ai que des plans de dernière minute… Quand ils ne sont pas annulés…

Florie m’a téléphonée juste après ce coup de fil qui m’avait tant découragée, et j’ai eu très peur qu’elle aussi se désiste, mais heureusement c’était seulement pour discuter de l'organisation. Et comme je lui faisais part du désistement et de notre problème de maison pour la semaine suivante, elle nous a proposé de rester plus longtemps. Ce n’est pas grand, un deux-pièces, mais elle m’a dit en riant : « C’est pas grave, on fera du camping, on s’arrangera… »... On est donc chez elle cette semaine.

Finalement j’ai plutôt de la chance, car pour l'instant tout finit toujours par s’arranger tant bien que mal, mais psychologiquement ce n’est pas facile. Heureusement les enfants n’étaient pas là lorsque j’ai reçu l’appel, sinon ils auraient vu ma détresse et je ne le veux pas. Je commence à trouver le temps long et je pense de plus en plus au jour ou l’on posera nos sacs définitivement...

vendredi 6 mars 2009

J’avais réussi tant bien que mal à trouver des solutions pour le mois de mars, je pensais être tranquille pour un mois et voilà que jour après jour mon téléphone à sonné pour des annulations, parfois même à la dernière minute. J’ai dû improviser pour cette semaine, Kamini qui nous avait déjà hébergés en septembre a gentiment accepté de nous accueillir de nouveau pour quelques jours.

Le fait est que cette situation me met à bout de souffle. Je suis extrêmement fatiguée, je ne parviens plus à dormir correctement, je suis de moins en moins joviale et je n'ai plus la force de faire les démarches que je devrais faire. Je ne me sens pas du tout au bout du chemin comme certains le pensent. Il est vrai que Camille souhaite acheter un appartement pour ensuite nous le louer mais le projet est encore très loin d’aboutir ! On n’achète pas un appartement comme on achète une chemise !....

En attendant il faut de toute urgence que je trouve quelque chose pour les semaines qui viennent. Je n’ai plus d’opportunités d’hébergement dans mon quartier, et je ne veux ni ne peux solliciter les mêmes personnes qui jusqu’à présent nous ont si généreusement aidés. J’aimerais tellement que la mairie se manifeste mais jusqu'ici je n’ai toujours pas eu de nouvelles…

Je fais donc un appel ici pour une sous-location d’un mois ou plus dans le 18ème ou arrondissements limitrophes. Tout type de logement mais n’excédant pas 700 euros. Si vous entendez parler de quelque chose de ce genre, merci de faire le lien !

jeudi 26 février 2009

C'est les vacances scolaires, les enfants rentrent samedi soir avec leur grand-mère et je dois absolument trouver un lieu pour les accueillir. Du coup je n'arrive pas vraiment à me reposer pendant leur absence.

Une amie m'a proposé une sous-location dans le 19 ème qui est finalement tombée à l'eau. Elle part fin février et a tout de suite pensé à nous, sauf que la propriétaire a estimé que le loyer n'était pas assez élevé et a voulu doubler le prix… Finalement mon amie s'est disputée avec elle car elle est contre ce genre de pratiques.

Pendant ce temps, je loge chez une amie d'Emmanuelle qui m'a prêté son logement, une petite maison au fond d'une cour, c'est très agréable, on se croirait à la campagne.

J'aimerais trouver un logement de transition avant d'emménager dans notre appartement. Un logement où on pourrait se poser un peu sans que je me demande sans cesse où nous irons après. C'est drôle, les enfants ne me demandent jamais rien. Sans doute ils me font confiance… Jules est très partagé sur le fait de retrouver un toit. Il me dit qu'il préfère « vivre comme un bohémien » car il n'est jamais seul et rencontre plein d'enfants, mais en même temps je sais qu'il voudrait bien récupérer ses jouets. Il se souvient parfaitement de tous ceux qui se trouvent dans la cave !

Camille est venue à Paris cette semaine, nous avons pu visiter quelques appartements ensemble. Je dois en voir trois autres ce week-end avant qu'elle choisisse celui qui sera le plus intéressant à la fois pour elle et pour moi. Evidemment je n'ai pas carte blanche, elle m'a donné ses exigences, cela va de soi.

Une lectrice m’a fait la remarque : « Cela doit être une expérience particulière de passer des interminables dossiers de demandes d'HLM à acheteuse potentielle via des agences immobilières ». Effectivement, cela est assez étrange mais ce qui m’a le plus dérouté c’est comment l'accueil change dans les agences immobilières. Lorsque je me présentais avec mon petit dossier pour une location, ils n’avaient rien à me proposer… Une agence m’avait même dit sèchement qu’avec deux enfants je devais obligatoirement avoir un trois pièces sinon les assurances ne fonctionneraient pas, sauf qu’avec mes revenus ils ne pouvaient rien me proposer de tel… J’étais dans une impasse. Et voilà que la même agence m’a fait des ronds de jambe lorsque je me suis présentée pour acheter un appartement avec Camille. Cela ne m’a pas fait plaisir, j'ai même trouvé cette attitude assez pitoyable !

samedi 7 février 2009

J'ai contacté plusieurs agences immobilières de mon quartier et j'ai commencé à visiter quelques appartements. Ce n'est pas évident de m'organiser pour trouver du temps, mais j'en ai quand même vu une dizaine. Je ne sais pas comment l'expliquer mais je me suis rendu compte qu'il m'est difficile de me projeter dans un appartement à moi. Peut-être parce que cela fait longtemps que l'on est sans domicile. Ou bien c'est que je n'arrive pas à y croire…

J'ai fait l'erreur de visiter un appartement au dessus du budget que Camille m'a fixé. L'agence m'a dit qu'il serait facilement négociable, car il est en vente depuis déjà plusieurs mois. Mais en fait le propriétaire actuel n'est pas prêt à baisser le prix. L'appartement m'a beaucoup plu mais il ne faut plus y penser. Quand on doit acheter quelque chose avec un budget précis, mieux vaut ne pas regarder au dessus !

Sinon j'ai vu beaucoup d'appartements qui nécessitaient des travaux ou un rafraichissement général. Pourquoi pas, du moment que cela reste dans le budget. J'ai demandé à Emmanuelle de faire quelques visites avec moi car j'ai besoin de conseils. A force de visiter, je commence à me rendre compte des prix pratiqués et ce à quoi je peux m'attendre, mais un deuxième œil me rassure. Même si au final c'est Camille qui choisira.

Je suis à la fois pressée car j'ai hâte de poser nos sacs et de retrouver un chez nous où l'on pourra s'installer pour de bon et inviter nos amis… Et en même temps, j'ai envie de prendre mon temps pour choisir vraiment l'appartement où l'on se sentira bien, Orphée, Jules et moi.

Pour l'instant, nous sommes toujours logés chez Emmanuelle. Je lui ai demandé si l'on pouvait rester jusqu'aux vacances des enfants et elle a accepté. Cela nous a fait du bien de nous poser un peu. La rentrée a été difficile et je n'arrivais pas à m'organiser et à être efficace. Mais petit à petit la vie a repris son cours et de nouveau je retrouve l'énergie pour le quotidien. Nous avons passé de bons moments tous les six, comme la fête pour les six ans de Louise. Jules s'est retrouvé le seul garçon à la fête ! Il a fini dans la chambre à regarder « Les aristochats » avec Orphée et une petite fille qui s'était fâchée avec ses copines.

J'ai reçu un courrier de la préfecture concernant mon dossier DALO. Ils ont mis sept mois pour s'apercevoir que mon dossier est incomplet ! Ils me demandent maintenant de leur retourner le dossier complété sous un mois afin d'étudier mes droits ! Vu leur lenteur, je me demande si c'est bien la peine que je leur réponde. Ma situation aura changée, j'aurai un appartement et je ne serai plus admissible... Tant d'énergie et de temps pour rien…

Ce qui me fait peur, même si je vais enfin retrouver un toit pour nous, c'est que je ne vais plus être prioritaire au niveau des HLM. Pourtant, dans l'idéal, je souhaiterais un jour que l'on ait deux chambres, une pour les enfants et une pour moi. Mais à Paris, habiter dans plus de 35 m2 est un luxe !

vendredi 16 janvier 2009

Bonjour à tous et meilleurs vœux pour 2009. Cette année commence douloureusement pour nous. Mon frère aîné est décédé brutalement le 3 janvier dernier. Nous ne sommes donc pas revenus à Paris pour la rentrée comme prévu, nous sommes restés chez ma mère jusqu'aux obsèques qui ont eu lieu vendredi dernier. Entre-temps, Jules a été hospitalisé à Bordeaux à cause d'une pneumopathie et je l'ai accompagné à l'hôpital quelques jours. Il en est sorti dimanche mais il reste en convalescence chez ma mère une semaine de plus.

Je suis donc rentrée dimanche soir à Paris avec Orphée. Au dernier moment, j'ai sollicité de nouveau Emmanuelle, car nous devions rendre l'autre appartement lundi et je ne savais pas du tout où aller. Emmanuelle a accepté sans hésiter de nous héberger de nouveau. Nous sommes directement allés chez elle. Après avoir couché Orphée, je suis allée chercher nos affaires à l'appartement où nous étions avant les vacances. J'ai tout rassemblé dans plusieurs sacs et j'en ai mis une partie dans un coin. Je ne pensais pas avoir accumulé autant d'affaires en un mois, je ne pouvais tout déplacer en une seule fois. Ne pas avoir d'appartement est de plus en plus dur à gérer concrètement. Je ne supporte plus de faire un sac, même pour partir en vacances, ça me dépasse… Je devrais pourtant être une pro du sac ! Il faut tout le temps veiller à ne garder que le strict nécessaire. J'ai donc pris le plus gros, et j'y suis retourné le lendemain matin pour finir de tout déménager et rendre les clés. On va rester chez Emmanuelle un petit moment, je vais essayer de trouver une autre solution très vite. Le week-end prochain, elle reçoit sa sœur et ses neveux. Elle nous propose quand même de rester, mais je préfère lui libérer la place pour qu'elle puisse recevoir sa famille tranquillement. Je ne sais pas encore où nous irons mais je pense à une amie qui habite à Pantin et qui a proposé de nous recevoir au besoin. Nous verrons.

Voilà donc les nouvelles... Nous sommes repartis dans le quotidien et nous essayons de rester debout. A la fin du mois, cela fera un an que nous sommes sans logement. En quittant notre appartement en janvier 2008, je ne pensais évidemment pas que ça durerait aussi longtemps. C'est une drôle de vie quand même que nous avons depuis un an. C'est dur parfois de ne jamais pouvoir se poser.

Cependant il est arrivé quelque chose d'incroyable que je veux vous raconter même si rien n'est encore fait formellement. Notre problème pourrait trouver une solution plus rapidement que je ne l'imaginais.

Une personne a décidé de nous aider. Elle s'appelle Camille. Je ne la connaissais pas, elle m'a contactée après avoir lu l'article dans Le Monde en novembre dernier. J'avais reçu beaucoup de messages à ce moment et celui-ci s'était perdu au milieu des autres. Un mois plus tard j'ai fini par le retrouver et j'y ai répondu.

Camille a d'abord proposé de nous prêter un appartement qu'elle possède dans le 16ème. C'était une proposition très généreuse, mais il nous était difficile dans un premier temps d'habiter aussi loin à la fois de la crèche et de l'école qui sont au nord de Paris, et de mon travail qui est en banlieue sud. J'aurais dû passer 3 ou 4 heures par jour dans les transports, et je ne sais pas si j'en aurais eu la force. C'était néanmoins une solution envisageable à partir de l'été, car j'aurais alors pu changer les enfants d'école et les inscrire dans ce quartier.

Finalement on s'est rencontrées, et elle m'a fait alors une autre proposition encore plus généreuse : elle voudrait acheter un appartement dans notre quartier pour nous le louer à prix modéré.

Je dois dire que je n'imaginais pas que de tels gestes étaient possibles ! Toute cette histoire m'aura finalement beaucoup rassurée sur la bonté de certaines personnes. Nous sommes donc actuellement en train de chercher un appartement à acheter dans le quartier. Cela devrait prendre un peu de temps avant qu'on emménage définitivement, mais cela met de l'espoir dans toutes mes actions.

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